L’homme ne serait-il pas devenu le plus grand parasite qui soit ?

image2Franck Sarfati investit les parcs de Bruxelles avec ses parasites bienveillants, des micro-sculptures en Porcelaine de Limoges – et interroge sur cette question insoluble.

Parc Pierre Paulus de la Maison Pelgrims à Saint Gilles, Parc Pierre Jadot à Ixelles, Cimetière du Dieweg et Place Guy D’Arezzo à Uccle, Place du Grand Sablon à Bruxelles-Ville.
Le but de toute vision artistique est d’ouvrir un débat. La question centrale de celle-ci, la voici :

L’humanité restera-t-elle le parasite de la Terre ?

Depuis très longtemps (depuis toujours ?), consciemment, sans la moindre retenue, l’homme a pillé sa planète, à mille lieues de se préoccuper des capacités de la nature à se renouveler.
Les sols, les sous-sols, les océans, l’atmosphère, bientôt l’espace, aucune ressource n’a été épargnée.
Tous les domaines sont devenus «sur-» : surpopulation, sururbanisation, surexploitation, surpêche…
La résilience reste-t-elle un objectif réaliste ? Serait-il possible de tenter, malgré tout, un pari positif sur l’humanité ?

La douceur et la blancheur immaculée de la porcelaine et l’élancement des formes épousent les aspérités de l’écorce des arbres sur lesquels sont apposées les sculptures.
Il semblerait qu’un parasite soit capable d’harmonie, d’intégration, voire d’élégance.
Le parasite humain pourrait-il trouver les ressources (justement) pour prendre, ou reprendre, les chemins de la symbiose ?
L’installation sera visible quelques mois avant de s’effacer et de laisser la nature en paix.
Pas de traces, comme des fantômes ! Peaceful parasites.